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Suivre le flux RSS des commentairesNtole,
le 1 Juillet 2008 à 17:05« Petit oiseau deviendra grand pourvu que Dieu lui prête vie ».Je ne veux pas me substituer en petit oiseau, mais tous simplement m’inspirer de cet adage. Il est évident que tout le monde soit né un jour et passer de l’enfance à « le maturité ».
La maturité. Je vais l’acquérir bientôt. En effet, depuis exactement une semaine, je suis en stage de formation au sein de la cellule de communication du Programme Amani. Cette cellule est chargée d’appuyer le Programme Amani dans le volet communicationnel,en éditant un bimensuel (journal Amani Léo),en gérant un site web(www.amanileo.org) ,et en produisant des émission radio,des documentaires vidéo sur le processus de sécurisation,de pacification,de stabilisation et de développement des provinces du Nord Kivu et Sud Kivu.
Le Programme Amani, est une structure créée par ordonnance présidentiel n°08/008 du 02 février 2008, en vue d’assurer le suivi et la matérialisation des acquis de la conférence sur le paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord Kivu et Sud Kivu. Tenue à Goma du 6 au 23 janvier 2008.
Une occasion pour moi, de remercier Mr Délion KIMBULUNGU LUMPU, le coordonnateur de la cellule et toute l’équipe de journalistes, techniciens et informaticiens qui ont bien voulus m’encadrer et m’assister. Une façon de m’aider à « grandir ».
Côtoyer les professionnels de medias, afin d’acquérir des nouvelles connaissances en matière journalistique. Voila, la maturité dont j’ai vraiment besoin. Au terme de ce stage, je suis certain que plus rien ne sera comme avant.
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Ntole,
le 9 Juin 2008 à 11:54
Créé suite aux affrontements en septembre dernier opposant l'armée gouvernementale et les troupes du général déchu LAURENT NKUNDA, le camp de déplacés de BULENGO est situé à une dizaine de kilomètres de la ville de GOMA. Cette agglomération de plus ou moins 15000 habitants, essentiellement constituée de femmes et enfants est dans le collimateur des organisations humanitaires.
Toutes avec l'objectif de redonner de l'espoir longtemps perdu par cette population, qui a elle aussi le droit de rêver comme tous les autres humains.
En dépit des efforts consentis par les organisations humanitaires, la vie y est très dure. Il suffit de se promener dans le camp pour constater la dépravation des mœurs, la débauche etc. cette situation entraîne, m'a confié un infirmier œuvrant sur place, un taux élevé d'infections uro-génitales.
En plus, on peut lire le désespoir, un sentiment frustration et une agressivité qui se manifeste par des petits combats entre des groupes rivaux.
Au regard de cette situation, je me dis que le, pire serait évité si un encadrement psychologique de cette population est assurée.
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Ntole,
le 4 Juin 2008 à 11:10Il y a quelques jours, nous échangions avec un ami sur l'état de l'éducation en République Démocratique du Congo, plus précisément l'enseignement supérieur et universitaire. Mon interlocuteur, comme nombre de congolais, semblait découragé et pessimiste quant à l'amélioration dans ce secteur. Pendant que je fournissais un effort pour lui faire changer d'avis, il me posa la question de savoir l'effectif d'étudiants de mon auditoire. En lui répondant que nous avoisinons la soixantaine, j'ai eu comme l'impression d'ouvrir la vanne qui retenait ses arguments. Et pour effet de massue, il me proposa de visiter le campus universitaire du lac de l'Université de Goma puisque nous nous situions aux environs.
Arrivé dans la cour, une voie d'enseignant amplifiée par un mégaphone attira mon attention. Je la suivis d'où elle venait. De plus près, on croirait qu'on était dans un meeting propagandiste. La salle pleine, même les cadres des fenêtres occupées, le public vibre sous les applaudissements, les cris, les coups de sifflet à chaque phrase de l'enseignant, une vraie ambiance de spectacle.
On a beau raconter comment les cours étaient dispensés dans les institutions publiques du pays (auditoires pléthoriques, corruption,…) et je donnais tort à ces propos. Maintenant j'ai vu de mes propres yeux!!!
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Ntole,
le 26 Mai 2008 à 10:11
Avec les combats dans l'est de la république démocratique du Congo, le nombre d'enfants recrutés par les milices armées a atteint un niveau critique.
Pendant mes travaux pratiques effectués dans le camp de déplacés de BUHIMBA (l'un de 3 site retenus pour accueillir les populations fuyant les affrontements dans le Masisi et Rutchuru), j'ai rencontré un ancien enfant-soldat qui a réussi à s'échapper et qui a bien voulu se confier à moi. HABIMANA Jospin, parce qu'il s'agit de lui, avait été recruté dans son village par des combattants Maï-maï (sans pour autant préciser la faction), au cours d'une attaque en juillet 2007.
Ayant combattu pendant 3 mois, il avoue qu'il était forcé à tuer, à espionner tandis que d'autres de son groupe, surtout les fillettes, étaient utilisées comme esclaves sexuels par les combattants.Il suffit d'entendre son récit pour se faire une petite idée de la souffrance quotidienne des populations de la province du Nord-Kivu.
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Ntole,
le 22 Mai 2008 à 14:06
Après s’être installé dans plusieurs pays africains, lentement mais sûrement, le phénomène de la vie chère fait ses premiers pas au Congo.
A Goma, dans un laps de temps, j’ai observé une hausse incroyable des prix sur le marché. Comme on dirait que les commerçants congolais n’attendaient que ça pour s’enrichir au nom de la « crise mondiale ». Je ne me suis pas beaucoup inquiété quand un stylo que j’achète souvent à 100 francs est passé à 150 francs chez certains vendeurs et même à 200 francs chez d’autres. J’ai tout simplement compris qu’en Répubique Democratique du Congo, y’a pas d’industrie de fabrication de stylos et que tout doit être importé.
Mais seulement voilà, même les produits vivriers cultivés dans le pays ne sont pas épargnés par cette mystérieuse flambée des prix. Un régime de bananes plantains produit à moins de 50 kilomètres de la ville est passé de 2750 FC à 3850 FC, soit de 5 à 7 US$ en trois semaines.
Eu égard de cette situation, j’estime qu’il est temps que le gouvernement congolais prenne des dispositions adéquates pour nous sauver de cette jungle où tout le monde (vendeurs) veut rassembler le maximum de profit sur le dos de la population.
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